Salariés détachés en France, Vous recevez un spectacle en France, quelles sont vos obligations ?

 

event_204_medium_frLe décret du 30 mars 2015  relatif à la lutte contre les fraudes au détachement des salariés étrangers en France et à la lutte contre le travail dissimulé s’applique notamment à tous les contrats de production et d’achat de spectacles étrangers par un organisateur ou un diffuseur français.

Nous sommes dans le cas d’un organisateur de spectacle disposant d’un lieu d’exploitation (salle de spectacles, festival…), souhaitant acheter un spectacle étranger à exploiter en France,  dans ce type de relation, c’est au producteur étranger de respecter de nouvelles règles applicables aux salariés étranger détachés sur le territoire français. Ces nouvelles règles sont présentées ci-après :

Les nouvelles obligations de l’employeur étranger

Entreprises prestataires techniques de l’audiovisuel : Du changement dans vos obligations

projecteurL’arrêté du 14 avril 2014 publié au journal Officiel du 30 janvier 2015 instaure une nouvelle condition à l’emploi des contrats à durée déterminée d’usage (CDDU).

Les entreprises concernées doivent disposer d’une certification sociale.

Quelles sont les entreprises concernées ?

Les employeurs qui dépendent de l ‘annexe VIII au règlement de l’assurance chômage et qui sont au service de la création et de l’évènementiel doivent avoir une activité répertoriée selon les codes NAF (APE) suivants :

5911C Production de films pour le cinéma (studios de cinéma)

5912Z Postproduction de films cinématographiques, de vidéos et de programmes de télévision (exception pour les studios d’animation)

5920Z Enregistrement sonore et édition musicale (studios d’enregistrement sonore)

La convention chômage des intermittents – A SUIVRE !

Le texte du 14 mai 2014 :

 

Les modifications en 3 points :

  1. Modification du calcul du différé d’indemnisation
  2. Augmentation des taux de cotisation chômage
  3. Abaissement du plafond d’indemnisation en cas de salaires sur un même mois.

L’accord signé par les partenaires sociaux dans le cadre de la nouvelle convention le 14 mai 2014 s’applique à compter du 1er juillet 2014 sous réserve d’agrément de la parte du gouvernement.

L’Unedic a publié fin mai une documentation portant sur les conséquences de l’application des nouvelles mesures.

Modification du calcul du différé d’indemnisation

Il existe un différé d’indemnisation entre la fin de la période travaillée et le début de la prise en compte par Pôle Emploi. Initialement, la formule suivante était appliquée :

(Salaire de référence/Smic mensuel    x   Salaire journalier moyen /  3 Smic Jour)   -  30 jours

 

La formule adoptée est la suivante :

(Salaire de référence-(1,68 Smic Horaire  x  nombre d’heures travaillées)  /  Salaire journalier moyen plafonné à 350 €

 

Voici la grille présentée par L’Unedic :

La déduction forfaitaire spécifique pour frais professionnels, appelée plus communément : « Abattement »

"100% Conseil" (Bleu)En janvier 2014, vous allez pouvoir modifier le choix de l’abattement de vos salariés,
Nous vous rappelons que l’abattement, c’est un choix exclusif de l’artiste, sauf lorsqu’une convention ou un accord collectif du travail l’a explicitement prévu ou lorsque le comité d’entreprise ou les délégués du personnel ont donné leur accord. Dans ce cas seulement, l’employeur peut imposer l’abattement à l’ensemble des artistes.

Les avantages et inconvénients de la pratique de l’abattement pour le salarié

L’avantage, c’est

Un net plus élevé (environ 4.3 %)

L’inconvénient, c’est

Une allocation journalière chômage moins élevée (environ 10 %)

Une allocation retraite réduite

Les avantages et inconvénients de la pratique de l’abattement pour la structure

Le contrat de génération : Arme anti-licenciement ou opportunité sociale ?

Bulletin de salaireL’objectif de ce contrat est de favoriser l’embauche de jeunes et le maintien en poste de seniors souvent exposés à des ruptures de contrats avant l’arrivée de l’âge de la retraite.

Le contrat de génération permet le recruter des jeunes tout en conservant les séniors dans leurs emplois. Ce dispositif sera à l’évidence difficile à imaginer mais peut cependant permettre aux entreprises d’aides à ne pas négliger dès lors qu’elles disposent de moins de 300 salariés.

 

Êtes-vous concernés ?

Oui, toutes les structures le sont à des niveaux différents :

Les entreprises de plus de 300 salariés ont l’obligation de se doter d’un accord collectif ou d’un plan d’action liée au contrat de génération sous peine de se voir infliger d’une sanction financière dans la limité la plus élevée de 10% de la réduction Fillon ou de 1% des rémunérations brutes.

Les entreprises de 50 à moins de 300 salariés sont incitées à signer un accord sur le sujet, pour pouvoir bénéficier d’une aide de l’État en cas de recrutement d’un jeune et le maintien dans le même temps d’un senior.

Les entreprises de moins de 50 salariés peuvent bénéficier du dispositif sans qu’il soit nécessaire de signer un accord sur le sujet.

 Y-a-t-il des conditions d’emploi du jeune ?

Nouvelle taxation des CDD courts

L’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013 avait mis en place un système de taxation des CDD d’une durée inférieure à 3 mois en majorant la cotisation patronale d’assurance chômage. Par contre, le taux de la cotisation salariale est inchangé.

Conformément à l’article 11 de la loi n°2013-504 de sécurisation de l’emploi, cette taxation des CDD courts est rendue effective depuis le 1er juillet 2013.

Dans le secteur culturel, du spectacle vivant du cinéma et de l’audiovisuel, les CDD d’usage de moins de 3 mois, ont  une cotisation patronale est augmentée de 0,5%. Dans ce cadre, pour les artistes et techniciens embauchés en CDD d’usage, l’employeur est redevable d’une cotisation d’assurance chômage de 7,5%.

Pour les CDD conclus dans le cadre d’un accroissement temporaire d’activité, l’augmentation de la cotisation patronale a été fixée comme suit :

- CDD inférieurs à 1 mois : augmentation de 3% ;
- CDD compris entre 1 mois et 3 mois : augmentation de 1,5%.

Que se passe-t-il en cas de contrat à durée déterminée suivi d’un contrat à durée indéterminée ?

Lorsque le salarié est embauché en CDI à la suite d’un CDD de moins de 3 mois, l’employeur n’est plus redevable de l’augmentation de la cotisation patronale d’assurance chômage.

Rédaction Stéphane G